Zombis repetita

Les zombis ont la cote, personne ne dira le contraire. Ils ont parcouru pas mal de chemin1 depuis que Romero leur a fait hanter les nuits des amateurs de cinéma en 68.

Ils ont été plus ou moins rapides, plus ou moins voraces, plus ou moins malins. On a essayé de voir le monde à travers leurs yeux2.

Les premiers zombis devaient nous renvoyer à la culture de la consommation de masse. Le temps passant3, ils sont devenus tantôt l’étranger qui cherche un coin où vivre, tantôt l’ennemi intérieur qui n’attend qu’une faille dans notre vigilance pour nous dévorer.

Pourquoi je te raconte tout ça?

En ce moment, on fortifie le tunnel sous la manche, on veut renforcer la garde tout autour de ses entrées. Les fameux pays civilisés et industrialisés se rejettent la responsabilité d’avoir transformé la méditerranée en cimetière, et quand certains cherchent des solutions, d’autres les imaginent finales.

Parce que ces gens ont déjà parcouru des milliers de kilomètres en laissant derrière eux leur famille, leur pays, leur vie, espèrent juste trouver un endroit moins infernal que celui qu’ils ont quitté4.

Et plutôt que de les traiter en humains5, on les repousse comme dans les films on repousse les zombis qui viennent s’échouer contre la muraille censément inviolable qui préserve l’oasis des derniers survivants.

Mais tu as déjà vu un film de zombis qui finit bien, toi?

  1. Lentement, et en perdant des morceaux. ↩︎
  2. Pour certains, à travers leurs orbites vides. ↩︎
  3. Et les crédits à la consommation ne faisant plus peur à personne. ↩︎
  4. Quel immigré d’infortune n’aurait pas aimé rester dans ses collines et ses dunes? assassin représente ↩︎
  5. Par exemple, en évitant de raser tous les quatre matins les semblant d’abris qu’ils arrivent à fabriquer, parce qu’il ne faudrait pas non plus qu’on leur fournisse des conditions de survie décentes, non. ↩︎

Ouzo les femmes ?

Celle-ci est vraiment très mauvaise, croyez bien que je le regrette1.

Juste quelques mots en passant pour dire que, bon, y’en a qui partent pas en vacances, hein, suivez mon regard.

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi le premier ministre grec, après avoir obtenu le soutien de ses électeurs, a choisi de capituler face aux instances européennes diverses.

D’autant qu’il a eu non seulement le soutien des électeurs grecs, mais également de prix Nobel d’économie, d’un ancien pervers, pardon, président du FMI, et qu’il semble qu’il soit impossible de mettre de force la Grèce hors de la zone euro, à moins que son gouvernement ne soit d’accord.

Ce que je comprends encore moins, c’est que tous ceux qui ont eu à négocier un tant soit peu2 savent qu’une fois qu’on a posé une option, il faut aller jusqu’au bout.

Une fois posée la possibilité de refuser de plier aux exigences, si d’un coup on cède aux demandes sans montrer vraiment les dents, l’interlocuteur aura beau jeu la prochaine fois d’ignorer toute velléité de résistance, puisqu’il saura que de toute façon, on rendra les armes sans combattre.

Je trouve aussi que l’erreur tactique se double d’une faute politique : comment faire confiance à un représentant qui s’assied sur ce qu’il vous a demandé de trancher?

Le vrai danger maintenant, c’est que l’extrême droite, si elle n’est pas trop bête3 en tire parti politiquement et que la prochaine vague en Grèce soit non plus rose-rouge mais bien marronasse.

Où je reviens dans mon petit Liré, tel celui là qui conquit la toison.

Que cela serve de leçon à ceux qui chez seraient tentés de croire que le peuple est la réponse absolue à tous nos mots. Le peuple, masse informe et indéfinie, que ceux qu’il a élu piétinent ensuite. Au final, ils auront fait comme leurs prédécesseurs, avec un mépris de classe peut être moins affiché, mais est ce que le résultat aura été si différent au fond?

On m’opposera peut-être la fameuse révocabilité des élus. Peut être, mais le mal a déjà été fait, on aura beau jeu de renvoyer le gonze dans ses pénates ensuite.

Le vrai problème, à la fois théorique et pratique, dans tout cela, c’est peut être au fond celui de la représentativité politique et du moyen d’action collectif.

Comment faire pour que la volonté du peuple4 ne soit pas trahie une fois la décision légitimement prise par une assemblée souveraine? Est il raisonnable de faire reposer ce poids sur une seule personne, ou bien faut-il un triumvirat5 dont l’intégralité des signatures sera nécessaire pour que ses actes soient légitimes?

Ce que cela veut dire aussi, c’est qu’il faut bien arrêter de prendre les messies pour des lanternes. Croire qu’un homme seul sera la réponse providentielle et pourra avec ses petits bras musclés changer le monde est au mieux une naïveté absolue6. C’est d’ailleurs un peu l’antithèse même de la politique – si on comprend par là la forme d’organisation collective de la société.

Où je raconte une anecdote digne d’un gourou, pour finir par une banalité.

Quand j’étais plus jeune, je suis tombé sur un petit livre expliquant aux occidentaux la pratique de la méditation indienne. On y trouvait notamment ce petit conseil véritablement plein de sagesse au sujet de la spiritualité : rien ne sert d’aller chercher au bout du monde des maîtres pleins de sagesse, il suffit de trouver ce qui te convient et de l’explorer. Pas besoin d’aller chercher un yogi au fin fond de l’Himalaya si tu te sens inspiré par un quelconque mouvement charismatique plus proche de ta culture7.

On sera bien inspiré de faire de même en politique : s’inspirer de pratiques et de pensées venues d’ailleurs, bien sûr. Vouloir transplanter tel quel un mouvement, comme si il existait une recette infaillible, voilà une erreur qu’un peu de culture matérialiste devrait permettre d’éviter.

Comment peut-on ne pas tenir compte des conditions concrètes actuelles et penser que ce qui a pu marcher dans un contexte particulier peut s’appliquer comme on greffe une bouture sur un arbre d’une autre espèce?

Où j’essaie de conclure.

Au final, je crois que tout ceci aura été un beau gâchis. Je crois que cela montre bien que sans contrepoids, sans rapport de force, on finit toujours par rentrer dans le rang aussi nobles aient pues être nos intentions de départ.

Est ce qu’une pression plus grande du mouvement social organisé ou non et du propre parti du premier ministre grec auraient pu le faire changer d’avis? Est ce qu’une grève générale aurait pu renvoyer les représentant européens dans les cordes? Au moins, on aurait pu faire griller des merguez sur des brasero improvisés devant les usines en buvant de l’ouzo8.

  1. Celle-là est vraiment mauvaise. ↩︎
  2. Ou à jouer au poker, le principe est le même. C’est pas pour rien qu’on modélise souvent les prises de décisions en passant par les outils de la théorie des jeux, en même temps. ↩︎
  3. Ce qui scientifiquement reste très douteux. ↩︎
  4. Oui, j’utilise ce terme aussi. Si j’avais dit soviet, tu te serais probablement enfui, alors que pour moi c’est sensiblement la même chose,. Ne va pas mettre d’idéalisme mal placé derrière ce mot. ↩︎
  5. C’est déjà plus dur de corrompre trois personnes, mais pas impossible. Un decavirat ? un multivirat? ↩︎
  6. Dans les faits, c’est une connerie absolue. ↩︎
  7. Et si en plus ils offrent le café, tant mieux. ↩︎
  8. Et je finis enfin par reboucler sur mon titre. ↩︎

Une couche de peinture et ça repart

Hé, vous avez vu?

Non?

J’ai refait la peinture, c’est un peu plus aéré, vous ne trouvez pas?

Blague à part, j’ai profité d’un quatorze juillet pour migrer de Dotclear à WordPress 1. J’ai réussi à réimporter les anciens billets en modifiant un peu le plugin d’import de WordPress2. Le plus pénible a été de repasser sur les billets pour convertir la mise en forme de dotclear3 vers du HTML compréhensible par WP.

Je me suis fait un peu plaisir pour ça, j’ai récupéré les billets en local via XMLRPC et un petit script Ruby, pour les modifier dans Ulysses et les exporter en HTML.

C’est un peu biscornu mais ça a marché.

J’en profite pour écrire mes billets directement sous Ulysses grâce aux indications et au code de Jennifer Mack, et c’est plutôt agréable4.

Tiens, d’ailleurs, si vous écrivez un peu et que vous avez un mac : faites vous du bien, achetez Ulysses5, vous aurez :

  • Un bon éditeur de texte, avec une interface simple
  • Un bon éditeur markdown, pour arrêter de s’embêter avec les mises en forme Word/Pages/OpenOffice/LibreOffice/Ce que tu veux.
  • Un bon éditeur de texte qui vous permettra d’écrire des fragments et de les assembler comme vous voudrez.
  • Un bon éditeur de texte qui permettre de convertir vos petits caractères en epub, rtf, html, pdf…
  • Un bon éditeur de texte qui sauvegardera vos docs de manière transparente sur le cloud6.

Bref, vous aurez un bon éditeur de texte.

Quoi de neuf sinon ?

J’ai goûté au travail en indépendant, et peu de temps après je suis redevenu simple salarié.

J’ai quitté Saint Malo pour Saint Brieuc et je ne le regrette pas7.

J’ai recommencé à pêcher, et j’ai maintenant une jolie petite collection de leurres pour aller embêter les poissons.

J’ai craqué, je suis un vilain apple-addict : après le Macbook, j’ai profité d’une promo pour passer à l’IPhone. Je ne regrette rien.

Non mais tout ça c’est bien sympa, mais t’as rien de plus sérieux à raconter?

Fishing is serious business

Don’t mess with the fisherman.

Non, sans blague, je ne fais plus dans le sérieux, c’est trop fatiguant. Je préfère aller tremper mes hameçons dans l’écume, au moins je respire l’air frais.

  1. Oui, en ce jour patriotique par excellence, je passe d’un produit français à un produit anglais et je le vis bien.
  2. Ma version de DC devait être antique, le nom des tables était en anglais alors que le scripts les attendait en français
  3. En Textile je crois
  4. Il me reste un petit message d’erreur bizarre après l’envoi du billet sur WP, mais l’envoi se fait bien… A surveiller, donc)
  5. Je précise que je ne touche aucune commission sur les ventes.
  6. iCloud, dropbox… au choix.
  7. Il reste encore à ramener tous les cartons. Si quelqu’un s’embête….

Comment prendre congé avec panache

Après 14 années dans ma taule, on a décidé de se séparer d'un commun accord l'année dernière.

Forcément, en 14 ans, on a vécu pas mal de choses sur lesquelles il n'est pas forcémment facile de tirer un trait1. Heureusement, pour aider, on a inventé le pot de départ. Morceaux choisis.

  • Mention spéciale à mes collègues adorées T. et A. 2 qui ont organisé le pot de départ de la firme, avec traiteur libanais et alcools sympas. T., si jamais tu veux monter ton food truck africain, je suis de la partie.
  • Chapeau bas pour avoir réussi à oublier d'inviter le directeur financier, qui quelque part est un peu à l'origine de ce départ. Saloperie de messagerie qui ne transmet pas les mails. Ah ah ah.
  • Franchement, la cocotte en granit, c'est topissime pour cuisiner. Vous avez assuré, mes chers ex-collègues.
  • Vous n'avez pas pu venir? Je ne vous en veux pas. Pas trop. Quasiment pas. Si on me le demande, je nierai en bloc. J'espère que vous avez profité des restes du buffet le lendemain, et qu'avec un peu de chance vous avez été malade.
  • Margotte, Steph, c'était bien sympa ces petites bières avec tous ces barbus et ces hipsters.
  • Quand je vois ce qui s'est passé depuis mon départ… J’apprécie d'être parti en Bretagne. Vraiment. Et non, il ne pleut pas si souvent que ça.
  • Alex, mon pote, ce pot de départ anticipé au pub était bien underground et discret. On devrait peut être travailler sur le concept et fonder une espèce de société un peu secrète.

Bon, et maintenant? Pour l'instant, rien de bien spécial. Je bosse sur un projet perso avec mon vieux pote Alex, histoire de pas perdre la main sur le code. Je vais probablement ouvrir une petite structure 3 pour tenter de vendre mes conseils aux entreprises du coin 4, acheter une maison avec beaucoup de place pour installer enfin mon atelier de menuiserie et d'éventuels enfants5, éventuellement apprendre à naviguer…6 Et comme maintenant il y a prescription, peut être que je raconterai quelques histoires d'ancien combattant de ma vie d'avant.

  1. D’où le léger décalage avant de poster, pour digérer un peu. Et changer de vie. Et passer mon permis de conduire.
  2. Qui se reconnaîtront.
  3. Comme ça je pourrai m'exploiter moi même.
  4. Le premier conseil étant de continuer à m'en demander, des conseils.
  5. Pas dans l'atelier, on leur trouvera une place dans la remise au fond du jardin. Faudrait pas non plus qu'ils abiment les outils, hein.
  6. Et, bien entendu, comme chaque nuit, tenter de conquérir le monde. Ca va sans dire.

Quelques trucs que j’ai appris en bricolant pendant mes vacances

  • Refendre une planche à la main, c'est long, mais c'est faisable.
  • Certains aciers/inox ne tiennent pas l'affûtage. Deux exemples : un couteau de cuisine en inox, que j'ai eu beau affûter, toujours aussi tranchant qu'une enclume – alors que juste après, j'ai transformé en rasoir deux couteaux en acier de mon frangin. Et un fer de rabot, qui coupe moins qu'un ciseau que j'ai affûté en même temps – sur du bois de bout, le ciseau coupe comme un rasoir, alors que dans le fil, le rabot arrive à peine à attaquer le bois. J'ai fait mon affûtage avec la même pierre à eau ( 300 / 800), de la même manière … Quelqu'un a déjà été dans le même cas?
  • Quand on scie, on scie sur le trait. Pas un peu avant, pas un peu après, même pour se laisser du rab – non, juste sur le trait. Sinon on plante la pièce qu'on est en train de débiter.
  • Toujours en sciant (oui, j'ai beaucoup scié1), en fait, il vaut mieux éviter de mettre trop de force. Il vaut mieux guider, la lame fera le boulot toute seule si elle est bien affutée.
  • Le tracé, c'est une étape à part entière. Jamais à négliger. Toujours tracer tous les éléments, et vérifier mentalement les assemblages.
  • Le rabot à main, c'est bien. Quand on sait bien le régler. Sinon, le rabot électrique, pour les amateurs comme moi qui doivent dégauchir, c'est quand même une belle invention.
  • Les rayons de vélo, c'est très solide. Et un bon coup de marteau pour remettre un dérailleur tout droit même si il s'est pris dans la roue 2.

C'est pas mal pour un début de vacances, non?

  1. On peut dire que j'en ai scié.
  2. Sans même casser les rayons.

D’une phrase le dégoût m’est venu

D'une phrase le dégoût m'est venu

J'ai assisté au pot de départ d'un patron de la boîte où je travaille. Il y a eu un discours.

Il y a souvent des discours, aux pots de départ – pourtant, c'est un peu tard pour les grandes envolées, non?

Celui-ci, comme souvent, résumait les dix ans de passage dudit patron au sein de notre fier et grand groupe. Plaisir d'avoir rencontré des talents, fierté des projets menés ensemble …

Sur les deux dernières années, il s'était occupé de mécénat de compétences, en gros, d'utiliser les ressources de l'entreprise pour faire aboutir des projets à finalité autre qu'un rendement économique 1.

Il y aurait beaucoup à dire sur ce besoin qu'ont les entreprises de se soucier de leur impact sociétal, comme si c'était quelque chose en plus de leur course au profit, et pas finalement une évidence au même titre que d'avoir besoin d'oxygène pour respirer.

Mais peu importe, après tout, c'est toujours ça que l'actionnaire n'aura pas, à défaut de remplir les poches des producteurs 2.

C'était un beau discours, hein, avec de l'émotion et de la sincérité (enfin, ça y ressemblait, en tout cas). Jusqu'à cette phrase terrible, à propos de ces nouveaux acteurs soucieux de responsabilité sociétale 3 des entreprises, cette phrase toute pleine de bon sens économique :

le marché de la misère, c'est 60 milliards d'euros

Douche froide. Guernica dans mon cœur 4. Mes oreilles, ravagées! Mon esprit, à terre 5.

Le marché de la misère. Quelle drôle d'expression.

Un marché, c'est un espace où on achète et on vend. Que l'on espère voir croître pour continuer à acheter et vendre. Où l'on rencontre des concurrents, où l'on saisit des opportunités.

Et toi, là, bourgeois pétri de bonnes intentions, persuadé d'apporter ta pierre à l'édification d'une société meilleure, tu me parles de marché de la misère?

Mais la misère, ce n'est pas un marché, c'est des gens qui souffrent! Des gens qui luttent! Et des gens qui crèvent!

La misère, c'est des mois qui finissent le jour où ils commencent!

La misère, c'est vivre dans la peur de l'expulsion de ton logement, parce que tu n'auras pas pu payer ton loyer. Forcément, tu as préféré acheter à manger! Salaud de pauvre.

La misère, c'est quand ton regard ne veut plus ou ne peut plus croiser celui des autres, parce que tu as honte de ce que tu y vois, de ce qu'on te dit que tu t'es laissé devenir!

Et toi, pauvre fou, tu me parles de marché de la misère? Comme si la souffrance des autres pouvait te permettre de continuer à t'enrichir?

Comme si, finalement, il était heureux et souhaitable que certains partagent cette condition de misère, sinon, où irions nous chercher encore de nouveaux terrains pour nous développer?

La seule chose qu'on doit faire de la misère, c'est l'éradiquer, pas en vivre 6.

D'une certaine manière, heureusement que tu as parlé de ce marché de la misère. Parce que j'ai réalisé à quel point les paroles du vieux Marx sont toujours terriblement riches de sens : dans le système capitaliste, les rapports sont sociaux sont des rapports de valeur. Tu l'as, sans le vouloir, encore une fois rappelé, toi pour qui on peut faire de la misère un marché.

Allez, sans rancune. Les roulés au chorizo étaient délicieux.

  1. Je ne doute pas que cela soit plus complexe en réalité. En tout cas, voilà ce que j'en ai retenu
  2. Tu as remarqué? Je n'ai pas dit prolétaires. Pourtant, hein…
  3. Surtout, ne pas dire sociale. Sociétale, ça fait tellement plus moderne, parce que tu comprends, on n'est quand même pas là pour faire du social, mais on s'inscrit dans la société – moi, quand on me parle de sociétal, je pouffe.
  4. Et du bordeaux dans mon verre. Le bourgogne ou le beaujolais en pot de départ, c'est rare et c'est dommage. Pour le mien, je veux qu'on se pinte au Brouilly.
  5. Et pas seulement à cause du vin, si tu te doutes de ce qui va suivre.
  6. Ou alors, ne viens pas t'étonner si un jour, les damnés de la terre etc.

Au sujet de la « révolte » des magistrats…

J'écoute actuellement Robert Badinter et J-M. Aphatie débattre sur Canal Plus du bien fondé de ce mouvement de révolte 1 du pouvoir judiciaire.

On y entend, entre autre, que ce mouvement s'explique par la douleur qu'ont les magistrats de se voir pointer comme coupables, co-responsables de la mort de Laetitia, alors même que leur mission est de rendre la justice et donc exactement le contraire de ce qui leur est reproché.

On y entend aussi que la non-sanction des magistrats à l'issue de l'enquête d'Outreau expliquerait pourquoi ce mouvement serait impopulaire 2.

Par contre, je n'entends personne hurler en voyant la séparation des pouvoir, pierre angulaire de notre système politique, foulée aux pieds par un président incapable.

Est ce que ce n'est pas la première question qu'on devrait se poser?

  1. Lecteur, tu mettras de toi-même les guillemets.
  2. Ah bon? Auprès de qui, si ce n'est du gouvernement

Homophobie? Non, ségrégation…

Dixit Hervé Mariton :

Intervieweur Donc vous proposez que les homosexuels aient aussi des avantages fiscaux, s'ils acceptent de renoncer à l'homoparentalité et au mariage, pour adopter un statut à part.

H.Mariton …Un statut différent.1

Oui, hein, ils peuvent tout faire comme nous, tant qu'ils restent entre eux, la ramènent pas, et sont invisibles. Mais c'est pas de l'homophobie, hein.

Non non non.

  1. Interview dudit Hervé par Têtu.com