Petite histoire du samedi, ou comment je fais croire que je suis un vieux croûton

D'abord, faut commencer par lire ceci.

Déjà, respects éternels à Mark, qui n'utilisait pas un C64 mais un apple II, ce qui est presque aussi bien.

Ensuite, ce qu'il raconte.

Je vois qu'il travaille chez Google, cependant ce qu'il dit me semble assez sincère, même si il parle d'un concurrent : Apple et son iPad1. Ça me semble sincère, parce que même si je ne prétends pas avoir fait la moitié de ce qu'il faisait avec son apple 2sur mon C64 3, je me dis aussi, quand je retombe sur les manuels de l'époque – et oui, quand on achetait un ordi, on avait une vrai documentation imprimée, épaisse et tout -, je me dis donc que tout de même, on nous disait presque plus de chose sur le fonctionnement de la machine que sur ce qu'on pouvait en faire.

Peut être parce que les fabricants partaient du principe que si tu achetais un ordinateur, tu serais assez imaginatif pour décider ce que tu allais en faire, et que du coup il suffisait de quelques idées jetées en l'air pour qu'une horde de gens bidouilleurs 4s'en emparent et en fassent quelque chose d'extraordinaire 5.

Enfin, bon, ne sombrons pas dans le c’était mieux avant.

Pour en revenir à l'iPad, ce qui me chagrine, c'est pas tant le peu de fonctions de la tablette, mais bien quelque chose qui s'apparente à ce que décrit le sieur Mark : A quoi ça sert d'avoir un gadget si on peut pas regarder comment il fonctionne? Surtout, en lisant à droite à gauche, on se rend compte du côté fermé qu'entretient Apple sur ses plateforme : un iPod ça s'utilise avec iTunes 6, un iPhone, si tu veux rajouter des applis dessus, tu vas sur appStore.

Et pour l'iPad, bah pareil. Et qui a le droit de mettre des applis dessus? Hein, qui?

Tout le monde?

Non non.

Faut encore qu'Apple en considère que ton appli rentre dans ses critères. Qu'Apple se garde, j'imagine, le droit de changer unilatéralement et sans prévenir 7.

Quelle drôle d'idée de la liberté : si j'achète cette cochonnerie, si je veux produire moi même les outils que je veux utiliser dessus, il faudra qu'Apple m'en donne le droit… il ne manquerait plus qu'en fait Apple garde les droits sur le matériel et puisse me le retirer quand bon lui semblera8.

  1. Voilà, j'ai lâché le buzzword, je suis sûr que maintenant je suis au moins à l'avant dernière place des requêtes dans les moteurs de recherche sur ce sujet.
  2. Quand je le mets en minuscule, je parle de la machine; en majuscule de la société.
  3. Je le mets en majuscule parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un C64.
  4. Et je raccroche sur le titre de l'article que j'ai lié. J'utilise ''bidouiller'' (''tinkerer'') dans un sens qui n'a rien de péjoratif, comme d'autres utiliseraient ''hacker''. Mais ce mot me paraît trop connoté, par ceux-là même qui s'en revendiquent, pour que je le reprenne à mon compte.
  5. Avec le synthétiseur 3 voies du C64 (le fameux SID)et quelques pages dans un manuel, ça a donné la plus formidable collection de musique de jeux vidéos, et je ne suis presque pas de mauvaise foi quand je dis ça.
  6. Bon, et en bidouillant, avec d'autres choses…Là on pouvait encore bidouiller.
  7. Comme la plupart des licences qu'on accepte sans lire.
  8. On me signale que d'autres ont fait des crasses un peu du genre avec des livres électroniques achetés légalement qui ont disparu des readers de ladite marque sans que les propriétaires en soient informés.

Une réflexion sur « Petite histoire du samedi, ou comment je fais croire que je suis un vieux croûton »

  1. … tout ça pour un joujou qui suscite des jeux de mots tous plus débiles les uns que les autres.

    Et quand est-ce qu’on nous refera « même les pommes de terre ont des yeux » en appli IPhone, hein ? ^^

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