La maladie, partie 2

Depuis que je vous ai parlé de ma dépression, je me rends compte d’abord que vous m’entourez de beaucoup d’amour, et c’est déjà chouette, mais aussi que pas mal de gens sont en fait assez directement ou non concernés par cette maladie, que ce soit par un conjoint malade,parce que vous êtes ou avez dépressif, ou parce que certains symptômes vous parlent.

N’hésitez pas à parler à votre médecin si vous sentez que ça ne va pas.

Ça n’à rien de honteux d’avoir ce passage à vide, c’est un dérèglement chimique du cerveau qui peut avoir de nombreuses causes. Il n’y a pas de maladie honteuses, surtout mentales! J’ai eu du mal à admettre que j’étais malade, et surtout j’avais peur de ne plus être le même intellectuellement et émotionnellement si je suivais les traitements du médecin.

Résultat : j’ai laissé traîné et la situation a empiré jusqu’a un point qui était devenu difficilement supportable pour tout le monde.

Je vous ai dit que j’allais mieux, et je crois que c’est vrai.j’arrive à avoir une vie à peu près normale, grâce aux médicaments qui m’aident beaucoup.

Il ne faut vraiment pas avoir peur des médicaments, ils peuvent aider à passer un cap difficile. Généralement les médecins évitent de donner des traitements trop lourds, et quand c’est le psychiatre qui s’en charge, il est à même de choisir et d’affiner au mieux pour que cela ne soit pas trop contraignant.

Ce qui aide à aller mieux, bien sur et peut être même tout d’abord, c’est le soutien de l’entourage. La dépression est très violente pour celui qui la vit mais au moins autant pour ceux qui vous entourent. Vous êtes malades et tout n’est pas de votre faute, mais n’oubliez pas de leur glisser des mots d’amour de temps en temps, ils en ont besoin.

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