Les yeux couleur Mantes à l’eau

Je suis passé une fois à Mantes la Jolie. C’était pour l’enterrement d’un collègue, un truc fulgurant qui l’avait emporté en une semaine.

J’y étais allé avec mon compère Pascal par le train qui part de Saint Lazare. Arrivés à la gare de Mantes, on a dû prendre le bus pour rejoindre l’église où avait lieu l’enterrement, dans la vieille ville de Mantes. La gare ressemblait à toutes les gares de banlieue, grise, sale et impersonnelle. 

Le trajet en bus a dû prendre 15 minutes qui m’en ont paru le triple. Nous sommes passés par une des fameuses cités de Mantes. 

Pas d’arbre. Pas de parc. Rien que des places de parking avec, posés au milieu, des bloc d’habitation. Pas de commerces à part une pharmacie. Pas de bâtiment public à part un commissariat.

Puis nous sommes descendus à notre arrêt près d’un joli petit lac, dans une zone pavillonnaire typique d’un vieux village annexé par la ville lors de sa croissance. De la verdure et du calme, les petits commerces qu’on s’attend à trouver dans un petit centre-ville,y compris le bistrot pour boire un coup après l’enterrement.

Avec un tel contraste, pas étonnant qu’on ait la haine.

Toute toute première fois

Voilà , il faut une première fois à tout : j’ai cuisiné une recette chinoise.

Ah ah, trop facile me direz vous – oui mais voilà, cette recette, je l’ai traduite. 

Toujours trop facile ? Oui, mais je l’ ai traduite du chinois.  Ce qui tout de suite pimente la chose.

Bon, évidemment, j’ai eu pas mal recours au dictionnaire, mon niveau de chinois se limitant à reconnaître quelques sinogrammes et à faire des phrases simples, mais au final, d’après mon goûteur, le résultat est plus que satisfaisant.

Voici donc *roulement de tambour* le bœuf aux oignons et aux carottes.

Ingrédients 

  • du bœuf
  • 1 ou 2 beaux oignons
  • 1 carotte 
  • de la sauce soja claire
  • du vin de cuisine shaoxing ou autre
  • du bouillon ( dans la recette c’est un bouillon de poule, que j’ai remplacé par un bouillon de bœuf)
  • un bol d’amidon type maïzena délayé

On commence par nettoyer les légumes et les couper en julienne. On coupe la viande en morceaux peu épais ( pour la cuisson au wok).

On met un peu d’huile dans le wok et on dore la viande. On la réserve pour faire sauter les oignons et la carotte.

On remet la viande, on ajoute la sauce soja et le vin de cuisine. Quand ça réduit un peu on ajoute du bouillon et l’amidon délayé pour épaissir la sauce qu’on laisse réduire.

Et voilà!

Le silence des oiseaux

Cette année, j’ai décidé de soigner un peu mieux les oiseaux de mon jardin. L’année dernière je leur avais installé deux petites mangeoires, mais cette année je franchis un échelon. 

Je leur ai installé des petites boules de graisses (toutes faites, c’est à voir si jamais je lance ma propre production) farcies de baies et de vers. 

Je leur ai aussi installé une vraie mangeoire protégée de la pluie ( sinon les graines germent,et oui!) et garnie de graines adaptées à mes petits protégés préférés, les mésanges ( mais les étourneaux ne crachent pas non plus dessus)..

Il me reste à trouver une solution pour leur laisser de l’eau à disposition.

J’ai aussi construit un nichoir ouvert pour les merles qui passent que je dois installer, et par facilité j’ai acheté un nichoir à mésange que j’ai installé. J’ai remarqué que ces petites curieuses commençaient déjà à s’y intéresser.

Pour pouvoir regarder tout ce petit monde bien au chaud depuis ma cuisine, j’ai ressorti ma paire de jumelles. Le grossissement est un peu trop fort, il faudrait que j’en trouve de plus adaptées mais pour l’instant c’est très bien.

Et évidemment, pour les reconnaître, ces petits oiseaux, j’ai investi dans un guide très bien fait.

Il est très pratique, avec des photos des oiseaux dans différentes postures et sur chaque espèces un renvois vers les espèces les plus ressemblantes pour faciliter l’identification précise. 

Voilà , pensez à laisser à manger et à boire dans votre jardin, les oiseaux vous remercieront.

La maladie, partie 2

Depuis que je vous ai parlé de ma dépression, je me rends compte d’abord que vous m’entourez de beaucoup d’amour, et c’est déjà chouette, mais aussi que pas mal de gens sont en fait assez directement ou non concernés par cette maladie, que ce soit par un conjoint malade,parce que vous êtes ou avez dépressif, ou parce que certains symptômes vous parlent.

N’hésitez pas à parler à votre médecin si vous sentez que ça ne va pas.

Ça n’à rien de honteux d’avoir ce passage à vide, c’est un dérèglement chimique du cerveau qui peut avoir de nombreuses causes. Il n’y a pas de maladie honteuses, surtout mentales! J’ai eu du mal à admettre que j’étais malade, et surtout j’avais peur de ne plus être le même intellectuellement et émotionnellement si je suivais les traitements du médecin.

Résultat : j’ai laissé traîné et la situation a empiré jusqu’a un point qui était devenu difficilement supportable pour tout le monde.

Je vous ai dit que j’allais mieux, et je crois que c’est vrai.j’arrive à avoir une vie à peu près normale, grâce aux médicaments qui m’aident beaucoup.

Il ne faut vraiment pas avoir peur des médicaments, ils peuvent aider à passer un cap difficile. Généralement les médecins évitent de donner des traitements trop lourds, et quand c’est le psychiatre qui s’en charge, il est à même de choisir et d’affiner au mieux pour que cela ne soit pas trop contraignant.

Ce qui aide à aller mieux, bien sur et peut être même tout d’abord, c’est le soutien de l’entourage. La dépression est très violente pour celui qui la vit mais au moins autant pour ceux qui vous entourent. Vous êtes malades et tout n’est pas de votre faute, mais n’oubliez pas de leur glisser des mots d’amour de temps en temps, ils en ont besoin.