Le jour où j’ai rencontré ma maladie

Je suis malade.

Souvent, quand on est malade, on a de la fièvre, ou on arrive plus à respirer après avoir monté les escaliers, ou on ne digère plus le fromage à raclette et on finit invariablement aux toilettes. Moi c’est le poisson qui me fait ça,mais c’est pas ça ma maladie. Dans ces cas là, le médecin jette un coup d’œil, voit d’où ça vient et on s’en tire avec quelques médicaments ou une bonne opération.

Moi j’ai une maladie discrète : elle est entièrement dans ma tête. Enfin je dis discrète parce que j’ai pas le nez qui coule ou de boutons,mais une fois qu’on le sait on se rend compte que la maladie pointe tout le temps le bout de son nez.

J’avais envie de rien. Plus de pêche, plus de bricolage, plus de jardinage. 

Rien ne me faisait plaisir, même un bon repas.

Je ne supportais plus rien, plus de bruit, plus de contact, tout était insupportable.

J’etais toujours de mauvais poil, prêt à exploser.

Je voyais le mal partout au propre comme figuré : j’imaginais toujours le pire pour ma famille ( meutre, accident, et autres joyeusetés de faits divers).

Je me réveillais 5 ou 6 fois par nuit.

Bref, je suis dépressif à trouble de l’anxiété, ou un truc du genre.

C’est probablement pas venu d’un coup, et ça fait certainement longtemps que ça couve : depuis mon premier mariage raté ou peut être même avant. La dépression s’est installée tout doucement jusqu’à ce qu’elle devienne ma seconde peau.

Forcément, je ne me suis rendu compte de rien. Il a fallu ma femme, ma meilleure amie, un accident de voiture et un petit burnout pour que j’accepte de dire que non, ça n’allait pas.

Je commence à aller mieux. Enfin, moins mal. Je suis en repos depuis presque deux mois, et j’en ai encore pour presque autant, histoire de me requinquer. J’ai des médicaments qui permettent d’alléger les symptômes et de traiter le fond.

Il ne faut pas avoir peur des médicaments. D’abord, l’accoutumance et la dépendance, pour ce que j’en vois dans mon cas, c’est pas vraiment le problème. Et ils me permettent de fonctionner presque normalement. Bon je suis un peu défoncé dans la journée mais rien de grave.

Parlant de défonce, si vous voulez diminuer la consommation d’anxiolytiques, légalisez le cannabis, tout le monde s’en portera mieux.

Je ne suis pas encore guéri. Je fais un peu de yoga et de méditation pour aider à me recentrer. J’observe les oiseaux que je nourris dans mon jardin. Je retravaille un peu le bois. J’ai découvert que j’aime dessiner,après des années à être persuadé que j’en étais incapable.

Bref, je suis convalescent, mais je me soigne.

C’est pas parce que c’est dans la tête que c’est pas une vraie maladie. Parlez autour de vous, faites vous aider si ça va pas et surtout n’ayez pas honte d’être malade. Vous n’y êtes pour rien, alors ne vous laissez pas pourrir la vie sans demander de l’aide.

Et pardon à tous ceux que j’ai pu blesser quand la maladie me rendait invivable.

Des bisous.

C’est bientôt la Noël, youhou

Avec mon voisin on brasse, et pas que de l’air :

On a préparé une petite bière de Noël dont voici la recette.

Pour environ 10 litres :

  • 1,3 kg de malt Pilsen clair
  • 30 g de malt chocolat bien foncé
  • 100 grammes de riz
  • 15 g de houblon a 5,3 % d’aa 
  • 5 g de houblon cascade
  • 100 g de sucre candi
  • le zeste de 3 oranges
  • 10 clous de girofle
  • 1 bâton de canelle cassé grossièrement 

Le mélange malt / riz est chauffé à 55° pendant 10 minutes puis une heure à 66°. On casse l’empatage à 75° pendant 10 minutes.

On rajoute le premier houblon amerrissant des le début de l’ébullition avec le sucre candi.

A 50 minutes on rajoute le houblon cascade puis à 55 minutes le mélange d’epices. A 60 minutes on refroidit le tout et on met en dame Jeanne avec en tout 6 g de levure s04 (j’ai un doute sur la levure exacte).

Voilà, rendez vous dans un mois pour la dégustation de la bière toute jeune !

Vous reprendrez bien une tasse de thé?

Comme dit plus haut (coffee c’est fini), je suis passé au thé (au jus de chaussettes comme disent certains) et je vous ai raconté mes recherches de thé chinois à un prix honnête.

Ce thé me paraît une bonne introduction au pu-erh si vous voulez tenter l’aventure. Le prix est raisonnable, il est boisé tout en restant subtile, il supporte un bon nombre d’infusions, bref, un bon pu-erh pour moi. 


Like a Candle in the Tomb ou si Elton John avait voulu faire une histoire de pilleurs de tombes

Au hasard des détours de l’internet je suis tombé sur une série sympa dont le synopsis et la réalisation changent un peu (et pour cause) de ce qu’on a l’habitude de voir depuis quelques temps.

Ça s’appelle donc « Candle in the tomb » ( vous pouvez voir ici pour plus de détails) et ça raconte l’histoire de pilleurs de tombes, pardon d’Indiana Jones de fortune. Une des points original (pour moi au moins) est que la série est chinoise et récente. On y trouve donc tout à la fois des références à l’histoire récente (période post-mao jusqu’aux années 80 dans lesquelles se passe l’action), mais aussi pas mal de folklore proprement chinois et de détails historiques (ben oui, les tombes sont anciennes, tout de même).

Le rythme est assez particulier (comme tout ce que j’ai vu de chinois en fait), c’est à dire beauuuuucoup plus lent que ce à quoi on est habitué maintenant. Les deux premiers épisodes de 35 minutes servent à exposer les personnages et le contexte de leurs aventures (et encore, on a pas rencontré le troisième personnage principal), mais par contre on rentre dans le dur sur les deux épisodes suivants avec une tombe maudite, une momie indestructible ou presque, une forteresse japonaise souterraine oubliée… La série est présentée comme surnaturel/horreur, ça joue bien le jeu.

En terme de personnages, je n’ai donc vu pour l’instant que deux des héros (deux hommes), qui fonctionnent un peu sur le duo un gars sage et pleins de connaissances mais qui reste en retrait / Un casse cou un peu bouffon. J’imagine que ça correspond aussi à des archétypes dans les romans d’aventures chinois, puisque cette série est tirée d’un roman dont le titre est (clin d’œil) « Le fantôme souffle la bougie ».

Bon, voilà, si vous voulez voir autre chose que les trucs vus et revus dont le thèmes se ressemblent tous, allez y, c’est pour l’instant du tout bon.